Mail du midi, youpee!!

Ce midi, j’ouvre ma boîte mail et là “oh!! joie” :

Bonjour,
ce texte a été retenu pour publication dans le numéro d’Eclats de Rêves qui sera consacré aux “petites bêtes”. C’est vraiment un point de vue très original sur la question.
Merci de me signaler s’il est toujours disponible.
Cordialement,

Pour ceux qui se souviennent, c’est le texte qui était

Je suis d’autant plus heureux que j’ai reçu une réponse négative en début de semaine pour un autre AT et que je sors d’une longue période de baby sitting peu productive niveau taf/écriture.

Mais ce soir, c’est champagne ;)

Chroniques d’un congé parental #7

Le gendrillon

Un des points les plus génialissimes du congé parental, est la possibilité unique qu’il nous offre de regarder nos enfants grandir et de les accompagner dans leur évolution, d’y assister, en direct, dans ces petits recoins de leurs vies traditionnellement inaccessibles.

J’ai ainsi été convié par la maîtresse de L., la semaine dernière à accompagner la sortie au cirque. Plutôt content et n’ayant aucune raison valable de refuser, j’accepte tout de suite l’invitation et me prépare donc, un peu anxieux, à affronter une classe de 24 enfants de 3 à 4 ans au court du joyeux périple : bus de ville – marche – spectacle – marche – bus de ville, et ce d’autant plus que nous ne serons que 4 accompagnateurs : la maîtresse, l’ADSEM, et deux parents. Lire la suite »

Chroniques d’un congé parental #6

Voilà, les vacances sont finies ! L. a repris l’école ce matin et Y. la crèche.

À moi le repos, les journées tranquilles à surfer sur le web ou à bouquiner. Et oui, car les moments les plus remplis d’un congé parental sont bien les vacances. Gérer, seul, deux gamines de trois ans et demi et un an et demi, c’est pas de tout repos. Il faut s’organiser et faire une croix définitive sur vos projets. Vous pourrez vous y remettre à la rentrée. Adieu écriture, bêta-lecture, chat et autres plaisirs numériques, adieu conversations normales, au point même que des fois vous vous demandez si vous serez encore capable de parler à un adulte à la fin des quinze jours…

Mais, bon, sans vouloir noircir le tableau, c’est aussi un super moment où vous voyez vos enfants grandir, s’épanouir. Votre relation avec eux change, se rapproche en se nourrissant du quotidien. Voici quelques extraits :

Lire la suite »

Des idées et des mots…

De la difficulté occasionnelle d’écrire malgré des idées qui vous semblent lumineuses!!

Il y a des périodes comme ça où malgré de nombreuses idées, il est difficile d’aligner plus de quelques mots dans un fichier texte.Des mots, ça paraît pas grand chose, mais quand il s’agit de les organiser, de leur donner un sens et de leur insuffler une vie propre qui ne dépendra plus de vous et (surtout) de vos mimiques gestuelles, là, ça devient franchement compliqué. Ils doivent se suffire à eux-même, être indépendants. Écrire une phrase, c’est un peu comme éduquer un enfant : à la fin du processus, elle doit être capable de se débrouiller seule.

Bon, revenons-en au début…

Au début, il y a une idée : Que ce soit à partir d’une situation, d’une anecdote ou d’un véritable univers, il nous faut toujours cette petite image, cette petite voix, cette incongruité qui nous fait rêver un instant. Cet instant, en général a tout d’une révélation, il nous emmène, par delà les mots, sur les rives de l’imagination. À nous ensuite d’embarquer et de voguer, à la force des rames ou en suivant les courants, à chacun son choix, à chaque histoire ses nécessités.

Lire la suite »

Le retour des fiches de lectures!!

Un retour ? Oui, car ça faisait un petit bout de temps que je n’avais pas pris la peine de chroniquer mes lectures ici.

Pourquoi ? Pour plusieurs raisons : tout d’abord moins de lectures (cette année étant maintenant bien lancée, je m’aperçois que je n’ai encore une fois pas pu m’empêcher de lancer de multiples projets. Le temps est une donnée finie, pas les envies…) et deuxième raison, des lectures qui m’ont moins touchées. Ce n’est pas que j’ai particulièrement envie de ne parler que des livres qui m’ont plu, mais plutôt de ceux qui sont pour moi une expérience de lecture, ceux qui ne me laissent pas indifférents, ceux qui, une fois reposés, qu’on ait aimé ou pas, vous laisse un arrière goût savoureux de réflexion, des images sur lesquelles méditer, des phrases à faire rouler sous la langue. Comme un bon plat (épicé ou non, sucré ou salé), un bon livre doit nourrir et ravir les papilles à la fois.

Donc trois ouvrages cette fois-ci :

Lire la suite »

Chroniques d’un congé parental #5

Toutes chroniques se doivent, à un moment ou à un autre, de relater les moments plus difficiles. Récits épiques par excellence, ils sont l’occasion de montrer la bravoure des personnages, de les mettre en péril afin que le lecteur puisse s’y accrocher, vibrer face aux incertitudes brouillant le futur des protagonistes.

Dans une intrigue familiale, il s’agit souvent de tensions se propageant le long des liens familiaux comme un séisme ondulant d’une faille à l’autre. Tout l’édifice construit à partir des différents personnages, chacun jouant leurs rôles définis par la filiation et des années d’éducation, menace, au cours de ces passages à l’intensité étouffante, de s’éparpiller comme une poignée de billes lancées par terre : plus de liens, plus de famille.

Dans ces chroniques d’un congé parental aussi, je me dois de relater ces moments plus compliqués. Eh oui, il y en a! Surtout avec deux petites loulouttes d’un an et demi et trois ans et demi.

// Bon je vais peut être squizer le côté épique de la chose : nous n’en sommes pas encore à se précipiter les uns vers les autres, montés sur nos fiers destriers et armés de nos longs glaives affûtés, prêts à occire le premier membre de la famille passant à portée de fer.

Bref, nos moutons bêlant pour un peu d’attention, les voici : Lire la suite »

Chroniques d’un congé parental #4

Les crocodiles du trottoir

Tous les parents ont leurs trucs, ces petites astuces qui vous permettent de faire faire à votre enfant ce que vous voulez qu’il fasse. Démarche insidieuse, peut-être mais terriblement efficace en générale… Malheureusement, nous découvrons bien souvent, que ces petites ruses n’ont qu’une durée limitée.

Bref! Tout ça pour relater ma dernière ruse :

J’avais un souci pour faire avancer L. sur le chemin de l’école. Étant assez souvent en retard, je suis régulièrement amené à lui rappeler :

” − Allez, L., dépêche toi, on va finir par être en retard!”

ou autres :

” − Allez actives!!”après le troisième ou quatrième rappel.

Comme beaucoup d’enfant, L. se fait un malin plaisir, dans ces moments où le rappel se fait trop insistant, de ralentir encore l’allure, prétextant fatigue, mal aux pieds,… Lire la suite »

Pour un réseau de pratique scientifique Libre ?

La pratique de la recherche à l’université en France m’a beaucoup déçu lorsque je suis arrivé en thèse. Certainement contaminé par le mythe du chercheur, je rêvais d’une pratique vraiment libre, de rencontrer des gens passionnés davantage par leur recherche que par l’apport financier ou réputationnel qu’ils pourraient en tirer… Quel désenchantement !

Lorsque je dis pratique “vraiment libre”, je cherche à exprimer l’idée selon laquelle c’est la recherche, ses besoins et les orientations qu’elle nécessite qui guident la démarche du chercheur. S’éloigner des dogmes et questionner perpétuellement sa pratique et ses postulats me paraît incontournable lorsque l’on veut réellement faire progresser la connaissance.

Or, l’université Française (ou en tout cas ce que j’en connais), au delà des questionnements sur les nouveaux modes d’évaluation et de classement, me semble régie en clochers (avec ses inévitables guerres) et reste extrêmement dogmatique tant dans ses théories que ses méthodes (et encore je ne parle pas de l’americanocentrisme qui veut que Bourdieu revient à la mode parce que quelques auteurs américains l’ont cité!! C’est risible).

Bref, comme dirait Feyerabend, la science aurait davantage besoin d’anarchisme méthodologique que de nouvelles méthodes ou de nouveaux modèles d’évaluation. (Il est évident que payer des enseignants planqués n’est pas réjouissant non plus, mais je crois surtout que la machine hyper lourde qu’est l’université bride la capacité de recherche de pas mal de chercheurs).

La propriété intellectuelle

Un des soucis majeurs de notre université demeure, pour moi, dans la gestion des droits de propriété intellectuelle des chercheurs et notamment des maître de conférences et autres professeurs des universités, tous fonctionnaires et déjà payés pour faire de la recherche. Je comprends que l’on ait besoin d’appâter des vocations (?) à l’aide d’un gain promis mais très souvent illusoire (surtout en sciences sociales) mais je crois que ce système créer beaucoup plus d’inconvénients que d’avantages. Se retrouver au cœur d’un projet, accompagné de chercheurs confirmés qui se crêpent le chignon pour savoir qui est détendeur de la propriété de tel ou tel morceau de recherche m’a toujours paru terriblement stupide…

Outre le fait de générer des histoires de personnes à n’en plus finir, ce système ne rend pas crédible la démarche scientifique. Que des membres d’un même projet de recherche sollicitent indépendamment plus de trois fois la même personne pour lui faire passer plus ou moins le même entretien, relève de l’inorganisation la plus complète et n’aide certainement pas à changer l’image du chercheur qui plane un peu dans son labo et prend tout le monde de haut.

Pour une science Open Source ?

La communauté du logiciel libre et de l’Open Source offre ainsi un modèle intéressant de réforme de la recherche et de son administration, selon moi. Je ne vais pas m’étendre ici sur ce que sont le logiciel libre et l’Open Source, mais simplement évoquer ce qui me paraît prometteur, à première vue, dans la rencontre entre ces deux mondes.

Aujourd’hui que tous les outils nécessaires nous sont accessibles facilement, il me paraîtrait intéressant de développer le partage des sources d’une recherche et ce à plusieurs fins :

− Vérification bien évidemment, ce qui apporterait également l’avantage selon moi de questionner le caractère objectif des recherches. Personnellement, travaillant principalement sur du qualitatif, cela m’obligerait à assumer pleinement la portée non généralisable de mes recherches, à ne jamais rechercher une quelconque forme de quantification, et à toujours revendiquer le caractère subjectif de mon analyse. A mon avis (mais c’est un autre sujet) les recherches relevant de méthodes quantitatives seraient également face à ce même impératif de justification. A partir du moment où leurs analyses seront vérifiables, je pense que l’importance de la subjectivité de l’auteur sera davantage montrée et (je l’espère) assumée.

− Progression des connaissances : Pouvoir se servir d’une recherche déjà réalisée permettrait, sans grand mystère selon moi, d’aller au plus direct vers sa question propre et d’approfondir le questionnement.

− La place des chercheurs amateurs : Une question qui serait juste selon moi de poser : quelle place faisons nous dans la communauté scientifique aux chercheurs amateurs ? Faut-il réellement être titulaire d’un doctorat pour prétendre au statut de chercheur ? Si nous acceptons les consultants, pourquoi ne pas accepter les quidam qui n’ont selon moi pas beaucoup moins de légitimité à s’exprimer sur des sujets qui les concernent ?

− La fin des financements multiples de la recherche : D’un point de vue éthique, les chercheurs (fonctionnaires à l’université) qui multiplient les financements extérieurs (consulting, réponse à des appels d’offres, publications,…) m’ont toujours posé problème. En termes plus crus, j’aurais tendance à dire qu’un chercheur qui consacre une bonne partie de son temps à faire du consulting n’a pas à être payé par l’État…

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur ce sujet, notamment sur la gestion de la transdisciplinarité et des différentes cloisons trop rigides qui entourent la science et se pratique, mais ceci était une première approche… je pense qu’il y en aura d’autres.

Une nature morte à lire …

Voici une version de travail d’une nouvelle de SF que je prévois d’envoyer (sous peu) à l’appel à texte (AT) “cherchez la petite bête!” dont la deadline est au 30 novembre. Il s’agit d’un AT du fanzine éclats de rêves.

Juste pour expliquer un peu, j’ai écrit cette nouvelle en pensant à cet appel, mais, comme d’habitude, je me demande si je ne suis pas hors-sujet (c’est une vieille habitude chez moi de frôler cette limite).

Et puis, deuxième mise en garde avant lecture, il s’agit d’une écriture sous contrainte. Je me suis fixé 4 contraintes pour ce texte :

1/ écrire quelque chose de court voire très court
2/ Faire une nouvelle à partir d’une nature morte en quelque sorte, sans action directe
3/ que la personne ne parle que par citations existantes ou inventées (car c’est quand même une nouvelle de SF)
4/ utiliser un narrateur extérieur car, pour l’instant, j’avais toujours écrit des textes à la première personne du singulier.

Voilà, arrêtons le blabla ici et bonne lecture (n’hésitez pas à laisser des commentaires, je suis toujours en attente de retours!!)

Lire la suite »

Une bronchite asthmatiforme, un blog neurasthénique

Congé parental oblige, je profite de la sieste de ma petite Y., bien bronchitée mais peu alitée, pour prendre un petit congé maladie sur le blog…

Les actualités de ma vie trépidante reprendront certainement la semaine prochaine.

edit : les suites bronchiolitiques de la bronchite de Y. vont peut être générer une absence un peu plus longue que prévue!! Kiné respiratoire (Horreur éternelle pour tous les parents) et la contagiosité importante de cette maladie m’obligent à la garder à la maison jusqu’à Jeudi Minimum…

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.