Archive pour février 2010
Chroniques d’un congé parental #6
Voilà, les vacances sont finies ! L. a repris l’école ce matin et Y. la crèche.
À moi le repos, les journées tranquilles à surfer sur le web ou à bouquiner. Et oui, car les moments les plus remplis d’un congé parental sont bien les vacances. Gérer, seul, deux gamines de trois ans et demi et un an et demi, c’est pas de tout repos. Il faut s’organiser et faire une croix définitive sur vos projets. Vous pourrez vous y remettre à la rentrée. Adieu écriture, bêta-lecture, chat et autres plaisirs numériques, adieu conversations normales, au point même que des fois vous vous demandez si vous serez encore capable de parler à un adulte à la fin des quinze jours…
Mais, bon, sans vouloir noircir le tableau, c’est aussi un super moment où vous voyez vos enfants grandir, s’épanouir. Votre relation avec eux change, se rapproche en se nourrissant du quotidien. Voici quelques extraits :
Des idées et des mots…
De la difficulté occasionnelle d’écrire malgré des idées qui vous semblent lumineuses!!
Il y a des périodes comme ça où malgré de nombreuses idées, il est difficile d’aligner plus de quelques mots dans un fichier texte.Des mots, ça paraît pas grand chose, mais quand il s’agit de les organiser, de leur donner un sens et de leur insuffler une vie propre qui ne dépendra plus de vous et (surtout) de vos mimiques gestuelles, là, ça devient franchement compliqué. Ils doivent se suffire à eux-même, être indépendants. Écrire une phrase, c’est un peu comme éduquer un enfant : à la fin du processus, elle doit être capable de se débrouiller seule.
Bon, revenons-en au début…
Au début, il y a une idée : Que ce soit à partir d’une situation, d’une anecdote ou d’un véritable univers, il nous faut toujours cette petite image, cette petite voix, cette incongruité qui nous fait rêver un instant. Cet instant, en général a tout d’une révélation, il nous emmène, par delà les mots, sur les rives de l’imagination. À nous ensuite d’embarquer et de voguer, à la force des rames ou en suivant les courants, à chacun son choix, à chaque histoire ses nécessités.
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