Des idées et des mots…

De la difficulté occasionnelle d’écrire malgré des idées qui vous semblent lumineuses!!

Il y a des périodes comme ça où malgré de nombreuses idées, il est difficile d’aligner plus de quelques mots dans un fichier texte.Des mots, ça paraît pas grand chose, mais quand il s’agit de les organiser, de leur donner un sens et de leur insuffler une vie propre qui ne dépendra plus de vous et (surtout) de vos mimiques gestuelles, là, ça devient franchement compliqué. Ils doivent se suffire à eux-même, être indépendants. Écrire une phrase, c’est un peu comme éduquer un enfant : à la fin du processus, elle doit être capable de se débrouiller seule.

Bon, revenons-en au début…

Au début, il y a une idée : Que ce soit à partir d’une situation, d’une anecdote ou d’un véritable univers, il nous faut toujours cette petite image, cette petite voix, cette incongruité qui nous fait rêver un instant. Cet instant, en général a tout d’une révélation, il nous emmène, par delà les mots, sur les rives de l’imagination. À nous ensuite d’embarquer et de voguer, à la force des rames ou en suivant les courants, à chacun son choix, à chaque histoire ses nécessités.

Mais ça ne suffit pas. Ce morceau de nous, un morceau de choix peut-être, mais qu’un morceau tout de même, va devoir se combiner, fusionner et surtout s’enrichir d’un (ou plusieurs) autre(s) morceau(x). Nous tenons  par exemple une situation qui nous attire et nous fournit un merveilleux germe d’histoire. Ce germe, il  va falloir le planter dans un terreau riche, lui fournir un univers assez large et riche pour qu’il puisse y grandir et ainsi finir par révéler ses plus grands atouts et donner ses meilleurs fruits, juteux et sucrés, ravivant les papilles et l’humeur de celui qui en mangera.

Nous pouvons aussi avoir pensé à un univers complet, peuplé de personnages féériques et d’une myriade de peuplades, dotées respectivement de héros magnifiques et de noirs méchants. Qu’il soit éboueur ou chevalier, notre héros, notre personnage central doit venir de nous aussi, mais d’une autre partie. C’est un autre morceau, un morceau différent, un petit être incomplet, certes, mais il pourra rencontrer l’univers parfaitement adapté à sa carrière héroïque, à son destin et à son élévation au rang de mythe vivant, d’homme fait dieu.

(Désolé, je m’enflamme un peu…)

Une fois là, nous sommes content.

Nous avons pensé à tout. Notre synopsis, la rencontre des morceaux et leur union, nous paraît riche.Le choix d’un style narratif, du ton sur lequel nous allons relater cette rencontre et ses péripéties, s’est en quelque sorte imposé à nous. Nous empoignons notre clavier-stylo-craie (rayer la mention inutile), regardons cette belle page blanche numérique-en papier-ce beau tableau noir(rayer la mention inutile) et nous commençons à écrire un mot.

Et nous nous arrêtons.

Et là c’est l’horreur.

Il y a dix milles raisons de s’interrompre et de ne jamais passer au deuxième mot. Chacun de nous à la (ou les) sienne(s). Dans tous les cas c’est un moment de doute et d’éparpillement.

Par exemple, en ce moment, j’en suis à ce point ou me mettre devant l’ordi pour écrire m’agace et m’impatiente. Je trouve autre chose à faire. À chaque fois que je cherche à me lancer dans l’écriture d’une histoire, je revisite un autre scénar, je cherche d’autre pistes dans une nouvelle, je repense à ma thèse inachevée,… Avant chaque début, j’ai envie de me lancer dans autre chose.

Bon, si je regarde bien,  j’ai quand même réussi à écrire un truc.

Un note, un billet sans queue ni tête sur le blog… (j’ai eu le même souci, désolé du long silence!!)

Faut que j’arrête de rajouter sans cesse des nouvelles tâches dans ma todo liste : aujourd’hui 13 tâches courantes (allant de réparer un vélo à rédiger une thèse en passant par la construction d’un site internet et l’écriture de 4 nouvelles nouvelles, la révision d’une ancienne, le taf sur deux scénars et la constitution d’un synopsis détaillé pour mon projet de … mon plus gros projet d’écriture quoi!) et tout ça avec les filles en vacances (donc à la maison toute la journée).

Rhaaa, j’vais aller habiter sur Mercure moi, avec des jours d’une durée équivalente à 59 jours terriens, j’aurais davantage de temps… l’ennui, c’est qu’avec des années de 88 jours terriens, on vieillit vite. À ce rythme Y. aurait déjà 6 ans, L. 14. Et moi … 124 ???? Oh galère….

1 commentaire pour l'instant

  1. willy on

    Et d’autres fois lire les amis vous donne envie de s’y remettre, au jet de mots. Ils sont précieux, ces gens-là ;)
    Bon courage !


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